Une équipe bénévole réduite associée à une librairie indépendante 

C’est au printemps 2015 qu’émerge l’idée du premier salon du livre des lanceuses et lanceurs d’alertes entre Gilles et Catherine Bruey, libraires indépendants à Argenteuil et Daniel Ibanez. Son nom s’est formé en associant les différents enjeux de l’alerte, publication, transmission et protection.
C’est la déclinaison du nom du salon « Des Livres et l’Alerte » en « Délivrer l’alerte » et « Délivrez l’Alerte » qui a finalement imposé ce choix.
Le salon « Des livres et l’Alerte » est co-organisé par une équipe réduite de personnes bénévoles engagées au quotidien pour le respect des valeurs de la République et la librairie indépendante « Le Presse Papier » à Argenteuil.

A ces quelques bénévoles viennent s’ajouter de nombreuses personnes ou associations qui nous aident tout au long de l’année en contribuant à la programmation par leurs propositions, idées et contacts. Parmi ces associations, Crim’Halt, Anticor, Citoyens Résistants d’Hier et Aujourd’hui (CRHA) et Vivre et Agir en Maurienne (VAM).

Pendant le salon, ce sont une soixantaine de bénévoles de plus qui assurent le bon déroulement du salon et permettent au public d’assister gratuitement aux rencontres, aux dédicaces, aux projections et aux ateliers proposés.

Dès janvier nous réfléchissons aux thèmes et aux personnalités à qui nous souhaitons proposer une participation. C’est donc très en amont du salon que nous programmons, contactons et organisons le salon.

Le salon est indépendant de toute association ou organisation et son financement est assuré à la fois grâce à la participation des intervenants qui assument leurs frais de déplacement, des organisations qui présentent leurs activités durant le salon et aux dons des organisateurs.

Nous recevons des dons de personnes et de l’association VAM qui est liée au salon « Des Livres et l’Alerte » depuis son origine.

Nous sommes très attachés à l’indépendance du salon qui repose sur une équipe attentive à l’actualité et aux réflexions menées dans le domaine de l’alerte.

Promouvoir le passage « de l’alerte à la lettre » est l’objectif du salon, et nous faisons notre possible pour que lors de ces rencontres annuelles, les lanceuses et lanceurs d’alerte puissent non seulement expliquer, transmettre les informations d’intérêt général qu’ils ont pu découvrir, mais aussi envisager de les publier. Nous souhaitons aussi que la réflexion sur ce qu’est l’alerte et ses ressorts soit présente.
Nous voulons donc à la fois un salon d’information mais aussi de formation. Nous souhaitons également rappeler et faire vivre les valeurs et principes fondamentaux de la République en analysant les actualités et les évolutions de notre société à leur lumière.

L’histoire de la première édition

Dès que l’idée d’un salon regroupant les lanceuses et lanceurs d’alerte est évoquée, le libraire du « Presse Papier » à Argenteuil recherche les publications sur le sujet et comprend que le livre d’alerte constitue un secteur de l’édition à part entière.
À partir de là, les choses s’enchaînent avec une grande fluidité. Daniel Ibanez approche les premières personnalités qui acceptent immédiatement de participer à ces rencontres, la liste s’allongera et chaque fois, c’est avec enthousiasme que le projet de salon est accueilli.
Restait à trouver un lieu qui puisse accueillir une telle initiative rassemblant près d’une centaine de personnalités impliquées dans le lancement d’alertes.
Nous rencontrons Jean-Jacques Hocquard, le responsable de « La Parole Errante » à Montreuil, lors d’un rendez-vous à l’improviste. Après avoir écouté notre présentation et les noms des invités ayant déjà donné leur accord, la réponse ne tarde pas avec le même enthousiasme : « Je ne vois pas ce qui pourrait faire que ce salon ne se déroule pas ici ».
Le premier salon « Des Livres et l’Alerte » se déroulera donc « La Parole errante » à Montreuil.
Tout au long de l’organisation du salon et à chaque nouvelle confirmation d’un participant, nous nous disions « tout se passe trop bien, quel est le problème que nous n’avons pas anticipé, quelle tuile va nous tomber sur la tête ! »
Le 13 novembre 2015 en fin d’après-midi, le salon est installé pour les 14 et 15 novembre, les bénévoles ont travaillé pour installer, le buffet est prêt à accueillir le public que nous espérons nombreux. Nous découvrons, le soir, comme toute la France effarée, les carnages et la tragédie des attentats de Paris et Saint-Denis.

Le premier salon n’aura pas lieu, même si après de longues discussions tout au long de la nuit, nous décidons d’accueillir les personnalités qui arrivaient de province.

Après le recueillement, les lanceuses et lanceurs d’alerte se sont tenus chaud dans une atmosphère pesante. A l’issue de cette journée de rencontres et de réflexions, tous les présents se sont engagés à participer à un nouveau salon, en espérant qu’après le désastre humain du 13 novembre qui suivait celui du 7 janvier, les organisateurs gardent assez d’énergie et d’élan.

Nous avons tenu cette engagement et chaque nouveau salon nous incite à poursuivre.