Une équipe bénévole réduite associée à une librairie indépendante et à la Maison des métallos

C’est au printemps 2015 que germe l’idée du premier salon « Des Livres et l’Alerte ». Son nom s’est formé en associant les différents enjeux de l’alerte, publication, transmission et protection.
C’est la déclinaison en « Délivrer l’alerte » et « Délivrez l’Alerte » qui a finalement imposé ce choix
Le salon « Des livres et l’Alerte » est co-organisé par une équipe d’une dizaine de bénévoles engagés au quotidien pour le respect des valeur de la République, la librairie indépendante « Le Presse Papier » à Argenteuil et la Maison des métallos à Paris qui a accordé sa confiance et intégré cet évènement dans sa programmation.

Par ordre alphabétique, l’équipe de bénévoles Sabine Bloy, Sarah Bruey, Alexandre Calvez, Daniel Ibañez, Gilles Mendes, Marie Pannetier, Fabrice Rizzoli, Carole Rouaud, s’y ajoutent Gilles Bruey et Catherine Lemoine. Au-delà de cette équipe, viennent s’ajouter de nombreuses personnes et associations qui nous aident tout au long de l’année en apportant idées et contact. Parmi ces associations, Crim’Halt, Anticor, Citoyens Résistants d’Hier et Aujourd’hui (CRHA) et Vivre et Agir en Maurienne (VAM).

Pendant le salon, ce sont une soixantaine de bénévoles de plus qui assurent le bon déroulement du salon et permettent au public d’assister aux rencontres, aux dédicaces, aux projections et aux ateliers proposés.

Dès janvier nous réfléchissons aux thèmes et aux personnalités à qui nous souhaitons proposer une participation. C’est donc très en amont du salon que nous programmons, contactons et organisons le salon.

Le salon est donc indépendant de toute association ou organisation et son financement est assuré à la fois grâce à la participation de la Maison des métallos et aux dons des organisateurs.

Nous recevons des dons de personnes et de l’association VAM qui est liée au salon « Des Livres et l’Alerte » depuis son origine.

Nous sommes très attachés à l’indépendance du salon qui repose sur une équipe soudée et attentive à l’actualité.

Promouvoir le passage « de l’alerte à la lettre » est l’objectif du salon, et nous faisons notre possible pour que lors de ces rencontres annuelles, les lanceuses et lanceurs d’alerte puissent expliquer, transmettre les informations d’intérêt général qu’ils ont pu découvrir. Nous souhaitons aussi que la réflexion sur ce qu’est l’alerte et ses ressorts soit présente.
Nous voulons donc à la fois un salon d’information mais aussi de formation. Nous souhaitons également rappeler et faire vivre les valeurs et principes fondamentaux de la République en analysant les actualités et les évolutions de notre société à leur lumière.

L’histoire de la première édition

Dès que l’idée d’un salon regroupant les lanceuses et lanceurs d’alerte est évoquée, le libraire du « Presse Papier » à Argenteuil recherche les publications sur le sujet et comprend que le livre d’alerte constitue un secteur de l’édition à part entière.
À partir de là, les choses s’enchaînent avec une grande fluidité. Les premières personnalités sont approchées et acceptent immédiatement de participer à ces rencontres, la liste s’allongera et chaque fois c’est avec enthousiasme que le projet de salon est accueilli.
Restait à trouver un lieu qui puisse accueillir une telle initiative rassemblant près d’une centaine de personnalités impliquées dans le lancement d’alertes.
Nous rencontrons Jean-Jacques Hocquard, le responsable de « La Parole Errante » à Montreuil, pour un rendez-vous à l’improviste. Après avoir écouté notre présentation et les noms des invités ayant déjà donné leur accord, la réponse ne tarde pas avec le même enthousiasme : « Je ne vois pas ce qui pourrait faire que ce salon ne se déroule pas ici ».
Le premier salon « Des Livres et l’Alerte » se déroulera donc « La Parole errante » à Montreuil.
Tout au long de l’organisation du salon et à chaque accueil enthousiaste, nous nous disions « tout se passe trop bien, quel est le problème que nous n’avons pas anticipé, quelle tuile va nous tomber sur la tête ! »
Le 13 novembre 2015 en fin d’après-midi, le salon est installé pour les 14 et 15 novembre, les bénévoles ont travaillé pour installer, le buffet est prêt à accueillir le public que nous espérons nombreux. Nous découvrons, le soir, comme toute la France effarée, les carnages et la tragédie des attentats de Paris et Saint-Denis.

Le premier salon n’aura pas lieu, même si après de longues discussions tout au long de la nuit, nous décidons d’accueillir les personnalités qui arrivaient de province.

Après le recueillement, les lanceuses et lanceurs d’alerte se sont tenus chaud dans une atmosphère pesante. A l’issue de cette journée de rencontres et de réflexions, tous les présents se sont engagés à participer à un nouveau salon, en espérant qu’après le désastre humain du 13 novembre qui suivait celui du 7 janvier, les organisateurs gardent assez d’énergie et d’élan.